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          Les Pontevès        

"Tranquille au milieu des eaux - Qui relie les choses séparées"
(devise des Pontevès)

(Mise à jour: janvier 2008)

Evénements: A la disposition des personnes de la famille Pontevès qui souhaitent utiliser ce site pour y publier des événements concernant l'ensemble des familles portant le nom ou toutes informations qu'elles jugeraient opportunes de faire figurer dans cette page.
Pour le carnet des événements, cliquez:
ICI
Pour publier, adressez-nous vos messages à:   ponteves**dilaurus.org (Pensez à remplacez les deux ** par un @ pour rendre l'adresse valide. Mesure anti spamming).

 

Art

Exposition de peintures de Charles Antoine de Pontevès

Charles Antoine de Ruffi de Pontevès, artiste peintre à Paris



Galerie Visio dell' Arte

http://www.visiodellarte.com
13 rue de Miromesnil - 75008 Paris - Tél: 01 42 65 05 31
Lundi, mardi, jeudi, vendredi: 11h à 18h30
Mercredi et samedi: 14h00 à 18h30
Dimanche: sur rendez-vous

Note: L'auteur de ce site n'est pas un généalogiste professionnel ni un spécialiste de l'histoire de cette grande et belle famille. Les informations citées proviennent de diverses sources, souvent familiales. Si des erreurs peuvent s'être glissées dans ces lignes, il vous prie de bien vouloir l'en excuser et de lui donner les éléments
de corrections ou suppressions éventuelles qui seront appliquées aussitôt.


Les Pontevès ou de Pontevès remontent tous à une Douceline de Pontevès, en 1212.
Par la suite, la famille s'est scindée en trois branches importantes:

--- Les Sabran-Pontevès.
--- Les Pontevès d'Amirat.
--- Les Ruffi de Pontevès Gévaudan.

L'histoire de ces différentes branches se retrace dans différents lieux autres que le village de Pontevès tels que Simiane-la-Rotonde, Bargème, Seillans, etc...
Mais la famille de Pontevès était très présente dès le début du 13ème siècle dans une grande partie du Var, des Alpes de Haute Provence et des Bouches du Rhône. Voir plus bas: 
Les grands noms de l'Histoire des Sabran-Pontevès /
Les Eyroux de Pontevès

Très importante généalogie des Pontevès sur le web (lien externe) :
"de PONTEVES ou d'AGOULT de PONTEVES"
http://jean.gallian.free.fr/comm2/p/ponteves.html


Plaques commémoratives à la mémoire des "généreux donateurs" pour l'édification de la basilique de Notre-Dame de la Garde. Ces plaques se trouvent dans la crypte, à gauche.

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Hôtel particulier Maurel de Pontevès, cours Mirabeau à Aix-en-Provence.

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Hôtel particulier Maurel de Pontevès, cours Mirabeau à Aix-en-Provence.
A Aix-en-Provence, au 38 du Cours Mirabeau, l'ancien hôtel Maurel de Pontevès abrite aujourd'hui le tribunal de commerce.
Bâti entre 1647 et 1650 pour le marchand drapier Pierre Maurel, il est le plus ancien hôtel particulier du Cours Mirabeau et reflète la réussite financière et sociale de son propriétaire de l'époque. Successivement commerçant de draps et Maître des Courriers des Postes en la Généralité de Provence, puis Conseiller à la Cour des Comptes pour terminer sa carrière comme Intendant des Finances.
Pierre Maurel fut anobli en 1639 par sa charge à la Cour des Comptes de Provence, il épousa Diane de Pontevès en 1645 et devint Trésorier des Etats de Provence en 1653.
Il fit construire cet hôtel particulier par Jean Lombard et Pierre Pavillon dès 1647.
D'ordonnance classique, de style dorique au premier étage, ionique au second et corinthien au troisième.
Les atlantes qui soutiennent le balcon sont de Jacques Fossé.

(Source : Photo et article du web - Nadine de Trans en Provence : http://www.transenprovence.org/article-les-atlantes-de-l-hotel-maurel-de-ponteves-a-aix-en-provence-39387895.html )


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Château de Cazeneuve à Préchac (Gironde)
Propriété privée appartenant aux Sabran-Pontevès, le château est classé monument historique depuis le 24 septembre 1965, ainsi que le parc.
Cette ancienne forteresse de la famille d'Albret domine les gorges du Ciron à
Péchac, près de Bazas. Le château est bâti au confluent du Ciron et du ruisseau de Honburens, qui l'encadrent.
La première motte qui fut édifiée à cet endroit, dont on peut voir la trace, l'aurait été
au XIème siècle. Amanieu VII d'Albret, époux de Rose de Bourg, serait le bâtisseur du château actuel, profondément remanié au XVIIe siècle. Le futur roi Henri IV en hérita en 1572, année de son mariage avec Marguerite de France surnommée " la Reine Margot ". C'est à Cazeneuve qu'il assigna celle-ci à résidence, 11 ans plus tard, dans l'attente de l'annulation de leur mariage. Réputée pour être frivole et légère, la reine était connue pour ses rendez-vous galants au bord du Ciron.
En 1595 le roi Henri IV engagea cette seigneurie à Raymond de Vicose. Elle passa
par mariage, de Marguerite de Vicose à la maison de Caumont-La Force, puis à la famille de Rochefort-Théobon.
D'illustres monarques ont aussi fréquenté ce magnifique château comme Edouard Ier d'Angleterre, Louis XIII et Louis XIV. Les appartements royaux sont entièrement décorés d'un très beau mobilier d'époque. A visiter aussi à l'intérieur du château, la chapelle à double entrée, la prison et la boulangerie, le petit musée lapidaire, les remarquables caves médiévales et les grottes troglodytes. A découvrir enfin dans le parc arboré, les vestiges de l'ancien mur d'enceinte de la ville médiévale, la grotte de la Reine Margot, le plan d'eau et son moulin, son lavoir, son île aux oiseaux et sa bambouseraie géante. Après avoir appartenu à la famille de Pons-Saint Maurice, ce lieu appartient maintenant aux Sabran-Pontevès, par le mariage d'Adélaïde Bonne de Pons-Saint Maurice avec Joseph Léonide, comte de Sabran-Pontevès en 1835.
Le comte était le frère jumeau du duc de Sabran-Pontevès.


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Portrait : Père Charles de Pontevès.

De l'école Polytechnique au droit canon.

Alors que l'on ne parle que de prendre sa retraite à 60 ans, le Père de Pontevès, actuellement à la Maison Saint Louis, a cessé son activité trente ans plus tard. Celle-ci a été marquée par de multiples contacts dont il tient à souligner qu'ils furent pour lui une grande richesse et qu'il nous énumère avec simplicité.

 

 

Sur la photo:
Charles de Ruffi de Pontevès était (entre autres) le père de Monseigneur Charles de Ruffi de Pontevès (photo ci-dessus), frère aîné de mon grand-père Jean de Ruffi de Pontevès. Pour information sur la photo on peut voir à droite de mon oncle Charles, ma grand-mère née Marie-Edith Hudault ; à gauche François de Pontevès (l'avant-dernier de la famille) et au fond Oncle Louis Antoine de Pontevès (le benjamin). La photo a été prise par Bernard de Ruffi de Pontevès (informations données par Tristan de Pontevès et Bertrand de Pontevès).

Après des études classiques au Collège Notre Dame de Boulogne, c'est la préparation de Polytechnique sur la demande d'un père à qui son fils a déjà révélé sa vocation. Il est admis dans cette école en 1926 mais démissionne aussitôt, entre au séminaire d'Issy-les-Moulineaux dirigé par les sulpiciens. Ordonné en 1932 par Mgr Roland Gosselin, le Père de Pontevès part deux ans à Rome pour faire des études de droit canonique. A son retour il est nommé vicaire à Dourdan avec la responsabilité de trois paroisses de campagne et la connaissance du milieu rural. Un an plus tard il est vicaire à Meudon et c'est la rencontre du Père Charles Colin, prêtre libéral, proche du Sillon. Après un passage de deux ans à la cathédrale arrive la mobilisation de 1939. Le Père de Pontevès embarque à Dunkerque, sera rapatrié aussitôt à Brest et fait prisonnier. Il restera en Allemagne jusqu'en 1945 et il souligne la variété de ses contacts aussi bien avec des instituteurs socialistes que des protestants : déjà s'amorce l'évolution de l'Eglise dont le Concile sera l'aboutissement.

A son retour, nommé curé doyen de Taverny, son ministère fut l'occasion de rencontres avec les différentes classes de la société. Puis c'est l'entrée à l'Officialité acceptée d'abord sans grand enthousiasme. Pourtant cette nouvelle fonction, qui conduira le Père de Pontevès à la présidence du tribunal d'appel de toute la région, sera particulièrement féconde. La tâche est complexe car, à côté des problèmes d'annulation de mariage, il faudra traiter les procès de prêtres mis en accusation aussi bien pour non payement d'emprunt que pour diffamation. L'activité, de plus, s'étend par l'intermédiaire du Comité canonique de France, à l'ensemble de notre pays. Il faudrait encore citer, parallèlement à ce travail juridique, la tâche d'enseignement au grand séminaire, occasion de rencontres avec les jeunes en formation et la présidence de la Mutuelle Saint Martin avec, là aussi, de nombreux contacts auprès de religieux et de religieuses, du fait de l'entraide missionnaire internationale. Cette année permettra de fêter le 70 ème anniversaire de l'ordination du Père de Pontevès, " un prêtre heureux ", nous dira en conclusion le juriste reconnu bien au-delà de notre diocèse, riche d'une extraordinaire expérience humaine. Notre entretien n'en a pas moins été emprunt de modestie et d'une grande sérénité.

Portrait réalisé par Pierre Maroteaux pour "SOURCES ", Mensuel d'information et de réflexion du Diocèse de Versailles.

 

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Biographie communiquée par Monsieur Tristan de Ruffi de Pontevès Gévaudan:

Charles Antoine Marie Roch de RUFFI de PONTEVES-GEVAUDAN (1875-1944)


Charles Antoine Marie Roch de
Ruffi de Pontevès-Gévaudan

de Ponteves en 1899, élève de
l'Ecole des Mines de Paris

Polytechnique (promotion 1893, sorti classé 2 sur 239 élèves), Ecole des Mines de Paris (entré en 1895 classé 2 sur 3 élèves). Corps des mines.
Fils de Charles Antoine Léon de RUFFI de PONTEVES-GEVAUDAN, contrôleur de l'administration de l'armée (décédé en 1914), et de Aimée Juliette CULLERIER. Gendre de Zeiller.
Père de Jean François Marie Jacques de Ruffi de Pontevez-Gévaudan (1909-1998 ; X 1930) ; grand-père de trois polytechniciens, dont Hubert de RUFFI de PONTEVES (X 1966, ingénieur en chef de l'armement, 1947-2003).

Biographie de CHARLES de RUFFI de PONTEVES-GEVAUDAN, INSPECTEUR GÉNÉRAL DES MINES (1875-1944),
par H. DAUVERGNE, Inspecteur général des mines.
Publié dans Annales des Mines, 1944, 14ème série tome IV.
Le 2 avril 1944, s'est éteint à Saint-Cloud M. Charles de RUFFI de PONTEVES-GEVAUDAN, Inspecteur général des Mines, Vice-Président honoraire du Conseil général des Mines, Président du Conseil d'administration de la Caisse autonome des Ouvriers mineurs et du Conseil d'administration de l'Office national industriel de l'Azote, Officier de la Légion d'honneur.
M. BICHELONNE, Ministre Secrétaire d'État à la Production industrielle et aux Communications, le Conseil général des Mines, de nombreux membres des Corps des Mines, des Ponts et Chaussées et fonctionnaires de tous grades, les amis et la famille l'ont accompagné, le 5 avril, à sa dernière demeure. Selon le désir du défunt, aucune fleur n'a été jetée sur sa tombe, aucun discours n'a été prononcé. Ce grand homme de bien avait le goût de la simplicité et de la modestie.
Avec lui disparaît une haute et noble figure de la lignée des grands commis qui consacrent toute leur vie au service des intérêts supérieurs de la Nation et pour lesquels les titres de noblesse et les dons supérieurs de l'intelligence sont une obligation de plus à servir.
Né le 7 juin 1875 à Lille, il descendait de l'une des familles les plus illustres et les plus anciennes du Dauphiné et de la Provence, dont Aix fut le berceau et trouva, dès l'enfance, un exemple constant de vies consacrées aux grandes charges publiques, dans son grand-père, premier président de Cour d'appel, et dans son père, contrôleur général de l'Armée, qui apportaient dans la vie quotidienne le reflet des intérêts supérieurs et permanents du pays.
Il fit au Collège des Eudistes, à Versailles, des études particulièrement brillantes qui lui permirent d'acquérir une solide formation secondaire complète, littéraire, et scientifique, ainsi qu'en ont témoigné ses succès aux baccalauréats ès lettres et ès sciences.
Entré en mathématiques spéciales au Lycée Hoche, il fut reçu à l'École Polytechnique, en 1893, à l'âge minimum de dix-huit ans.
De 1893 à 1895, il poursuit ses études à cette École, dont il sort avec le n° 2, dans le Corps des Mines.
A sa sortie de l'École nationale supérieure des Mines, en 1899, il effectue aux États-Unis d'Amérique un voyage d'études, dont le journal fut tout particulièrement remarqué par la précision, l'objectivité et la richesse de ses observations sur la grosse métallurgie, la grande industrie mécanique, les usines production d'électricité et l'industrie minière.
A son retour d'Amérique, il occupe successivement les postes d'ingénieur des Mines à Rouen, d'ingénieur du Contrôle de l'Exploitation technique du Réseau du Nord et du Réseau de l'État à Paris.
En 1908, il remplit les fonctions d'adjoint au directeur du Contrôle du Travail des agents de Chemin de fer; en 1911, il est promu ingénieur en chef des Mines.
Durant la guerre 1914-1918, il est mobilisé, comme chef d'escadron de réserve, à l'Inspection des Forges de Paris et est nommé lieutenant-colonel de réserve en 1916. Il devait être d'ailleurs promu colonel de réserve en 1932.
Après la guerre, il prend, en janvier 1920, la direction du Contrôle du Travail des agents de Chemins de fer, est promu en 1924 inspecteur général des Mines de 2e classe, en 1936 inspecteur général des mines de lère classe et en septembre 1939, vice-président du Conseil général des Mines.
Son autorité, sa puissance de travail, la clarté de son jugement et sa connaissance des questions sociales auxquelles sa bonté native le prédestinait, l'avaient naturellement désigné pour occuper un certain nombre de postes de choix que l'État se doit de réserver à ses serviteurs d'élite. C'est ainsi qu'il fut nommé en 1931 président du Conseil d'administration de la Caisse autonome de Retraites des ouvriers mineurs, et en 1939, président du Conseil d'administration de l'Office national industriel de l'Azote.
Atteint par la limite d'âge et mis à la retraite en 1941, il n'en continua pas moins jusqu'à sa mort d'assurer la présidence de ces deux importants organismes et de faire partie du Conseil général des Mines où ses avis éclairés et sûrs faisaient toujours autorité.
Il s'est éteint doucement, en grand chrétien et en grand Français, après une maladie qui le retint alité durant plusieurs semaines.
Bien que ses dernières années aient été assombries par les événements de 1940, par la captivité de deux de ses fils retenus en Allemagne, par l'éloignement de l'une de ses filles, bénédictine missionnaire à Madagascar, dont il resta sans nouvelles depuis 1942, il sut conserver jusqu'à sa fin, malgré ses souffrances, cette égalité de caractère, cette grandeur d'âme, cette foi inaltérable dans les destinées de la France dont toute sa vie avait été un constant témoignage.

Les vertus de l'homme privé et du père de famille ne le cédaient en rien à celles du haut fonctionnaire.
Il avait épousé, en 1902, Mlle ZEILLER, fille de l'inspecteur général des Mines, membre de l'Institut dont les travaux dans le domaine de la paléobotanique font autorité, et qui devait occuper également les hautes fonctions de vice-président du Conseil général des Mines. Mme de PONTEVES fut par ses qualités de coeur et d'intelligence la fidèle et digne compagne de son mari qui l'entourait d'une tendre et respectueuse affection.
De cette union naquirent sept enfants : trois filles, dont il eut l'immense douleur de perdre l'une à l'âge de sept ans, et quatre fils, dont l'aîné se fit prêtre après avoir été reçu à l'École Polytechnique et qui, suivant le noble exemple de leur père, servirent tous comme officiers et firent brillamment leur devoir durant la guerre actuelle. La Croix de guerre récompensa la vaillante conduite de deux d'entre eux.
Je crois devoir également associer à son souvenir un homme auquel l'unissaient les liens les plus sacrés du sang et l'amitié la plus pure, le vice-amiral Jean de PONTEVES qui, comme lieutenant de vaisseau, se signala par sa vaillante conduite en Chine dans la colonne Seymour, fut glorieusement blessé à la tête de ses marins sous les murs de Tien-Tsin et, comme capitaine de vaisseau, fut désigné, par ses qualités de technicien, de marin et de diplomate, pour remplir durant plusieurs années le poste éminent d'attaché militaire à Londres. Tous les fonctionnaires de l'Administration des Travaux publics se rappellent la noble et souriante figure de l'amiral qui, attaché pendant la guerre à la Direction générale des Transports, rendit au pays, en ces mois tragiques du printemps et de l'été 1940, d'éminents services par son calme courage et son sens de l'organisation.

Mettant en pratique les devises de sa famille, Médius tutus in undis-Separata liqat, M. le Président de PONTEVES était un négociateur né, qui, par son calme, sa patience et sa diplomatie, savait concilier les difficultés les plus graves et excellait à l'apaisement des esprits; aussi la plupart des nombreux arbitrages dont il fut chargé par le Gouvernement durant la période si difficile de 1936-1939 s'achevèrent-ils par des conciliations.
C'est surtout à la tête de la Direction du Travail des Agents de Chemins de fer qu'il fit preuve de ses qualités de grand fonctionnaire et de négociateur. Il assura cette délicate fonction durant dix-neuf années, de 1920 à 1939, avec une largeur et une indépendance de vues, un souci permanent de l'équité et du progrès social, enfin une inaltérable bonté qui lui attirèrent non seulement la confiance de tous les Ministres successifs des Travaux publics, des dirigeants des grands réseaux de chemins de fer et de la S.N.C.F., mais encore celle, beaucoup plus difficile à obtenir et à conserver, de l'unanimité des cheminots et de leurs puissantes organisations syndicales.
Il consacrait à cette tâche toute sa volonté constamment tendue vers l'amélioration progressive de la condition des travailleurs en ne perdant jamais de vue l'intérêt supérieur du service public, devoir essentiel pour le haut fonctionnaire gardien permanent des intérêts de la collectivité.
D'une simplicité parfaite et d'une grande bonté, il était naturellement porté à témoigner au monde du travail et à chacun en particulier, la plus constante bienveillance. Pour tous, il était affable, et obligeant, toujours prêt à rendre service.
Mais sa grande expérience des hommes et son intelligence lucide et toujours en éveil lui interdisaient de céder à la démagogie. Il était étonnant de promptitude, de finesse et de subtilité lorsqu'il s'agissait de déceler les répercussions fâcheuses d'une suggestion dangereuse ou d'écarter d'un mot ou d'un sourire une proposition inopportune.
Son oeuvre à la tête du Contrôle du Travail fut considérable et porta notamment sur les questions suivantes :
Réglementation du travail. - Élaboration et application de la législation instituant après la guerre de 1914-1918 le régime de la semaine de quarante-huit heures, en 1937 celui de quarante heures, en 1938 celui de quarante-cinq heures, enfin au début de la guerre 1939-1940 celui de soixante heures.
Amélioration du régime des salaires et des retraites des agents des grands réseaux.
Adaptation des effectifs à la durée du travail du personnel et à l'activité des grands réseaux.
Amélioration des statuts des agents des réseaux secondaires.
Élaboration du régime des retraites des agents des réseaux secondaires d'intérêt général et des voies ferrées d'intérêt local (loi du 22 juillet 1912, modifiée par les lois des 31 mars 1928, 31 mars 1932 et 18 janvier 1936).
Institution de la Caisse de Prévoyance de la S. N. C. F.
Coordination des régimes particuliers de retraites et d'assurances avec le régime général des Assurances sociales.
Élaboration et application de la législation sociale spéciale aux cheminots alsaciens-lorrains.
Institution des Comités du Travail du personnel de la S. N. C. F. et des délégués à la sécurité, etc.
Sa grande expérience des questions sociales, la largeur de ses vues et son profond bon sens le firent en outre désigner pour représenter le Ministre des Travaux publics au Conseil supérieur du Travail et pour collaborer aux travaux du Bureau international du Travail, à Genève.

Président du Conseil d'administration de la Caisse autonome de Retraites des Ouvriers mineurs, il laissa, à la tête de cet important organisme, un souvenir aussi remarqué que celui de MM. les Inspecteurs généraux des Mines Arthur FONTAINE, auquel il succéda, et TAUZIN.
Il était le troisième inspecteur général des Mines appelé à présider cette assemblée tripartite composée de représentants de l'État, des ouvriers mineurs et des exploitants de mines.
Cette délicate mission lui a été confiée au lendemain de l'application de la loi sur les Assurances sociales, à une époque où les réformes sociales qui, pour la plupart, devaient avoir une, répercussion directe ou indirecte sur le régime des retraites minières, se succédaient à une cadence accélérée.
La période comprise entre les deux guerres mondiales ayant été marquée par une instabilité de la monnaie et des prix qui nécessita des relèvements fréquents des salaires et des pensions, la guerre actuelle ayant eu, d'autre part, des répercussions notables sur la législation sociale, il n'est pas surprenant de constater que les treize années de cette présidence aient été jalonnées par un très grand nombre de modifications du régime des retraites minières.
Parmi les mesures les plus importantes, il convient de citer :
L'augmentation du taux des pensions, qui ont été relevées de plus de 160 p. 100 au cours des dix dernières années;
L'attribution de prestations supplémentaires aux bénéficiaires;
L'extension du champ d'application de la législation à de nouvelles catégories de bénéficiaires et notamment au personnel des industries annexes de l'exploitation minière ainsi qu'au personnel des entreprises de recherche de mines;
La création de l'allocation temporaire, qui a permis la mise à la retraite dès l'âge de cinquante ans des ouvriers comptant trente années de mine, dont vingt ans de travail au fond;
L'institution des allocations familiales;
La création des bonifications pour travaux accomplis au fond, destinées à relever de façon appréciable le montant des pensions attribuées à la catégorie particulièrement digne de sollicitude des ouvriers du fond;
La coordination du régime spécial des retraites minières avec le régime général des assurances sociales et avec la loi sur la retraite des vieux travailleurs.
Il convient d'observer que les plus récentes et les plus importantes de ces mesures ont exigé de profondes réformes administratives et n'ont pu être réalisées qu'au prix d'une transformation du régime financier de la Caisse autonome, dans laquelle le système de la capitalisation d'une partie des versements a fait place à celui de la répartition de la totalité des ressources (loi du 23 août 1941).
Mais les lois et décrets énoncent simplement les principes du droit. Dans la pratique, ces derniers doivent être complétés par des décisions administratives et une jurisprudence destinée à trancher des cas particuliers qui, en matière de législation sociale, sont extrêmement variés et posent souvent des problèmes fort délicats. Les décisions sont d'autant plus nombreuses et la jurisprudence d'autant plus délicate que les mesures législatives et réglementaires sont elles-mêmes plus complexes. Les procès-verbaux des séances du Conseil d'administration et des commissions témoignent de l'importance et de l'extrême variété des travaux auxquels les administrateurs et plus particulièrement leur président ont dû se consacrer au cours des dix dernières années, pour interpréter les lois et décrets ainsi que les conventions internationales et pour préciser la jurisprudence applicable à la liquidation des pensions.
A cette tâche, M. le Président de PONTEVES apporta la contribution d'une vaste culture, d'un coeur généreux en même temps qu'une grande expérience des questions sociales et une connaissance subtile des caractères et des hommes, qui surent lui attirer l'unanimité des sympathies de ses collègues, représentant l'Etat, les exploitants et les ouvriers.

C'est par un décret du 18 mars 1939, contresigné par M. de MONZIE, que M. de PONTEVES a été nommé membre du Conseil d'administration de l'0.N.I.A. et désigné pour exercer les fonctions de président de ce Conseil a dater du 1er avril 1939.
Ainsi que le faisait remarquer M. l'Inspecteur général des Mines GALLIOT en présentant son successeur au cours de la séance du 29 mars 1939, M. de PONTEVES n'était pas un étranger pour l'O.N.I.A, car il avait déjà été, à deux reprises, chargé par le Ministre des Travaux publics du rôle d'arbitre dans les différends collectifs entre l'Office et son personnel et il avait réussi à régler ces litiges à la commune satisfaction des parties.
M. de PONTEVES prenait la présidence de l'O.N.I.A. dans une atmosphère lourde de tous les nuages qui, après s'être amoncelés dangereusement à l'horizon, devenaient de plus en plus menaçants. Ses premières préoccupations furent d'accroître la sécurité de l'exploitation, d'augmenter les stocks de matières premières, et de compléter la protection du personnel et des installations contre les attaques aériennes éventuelles.
La déclaration de guerre de septembre 1939 imposait à l'O.N.I.A. et à son président de nouvelles obligations : satisfaire à la fois aux besoins des armées en explosifs et à ceux de l'agriculture en engrais azotés pour fournir au pays des moyens de subsistance accrus.
Malgré les difficultés résultant de l'état de guerre et notamment de la mobilisation d'une partie importante de ses ingénieurs, employés et ouvriers, l'O.N.I.A. put maintenir en 1939-1940 sa production à plus de 56.000 tonnes d'ammoniaque, sensiblement au même niveau que celle de la campagne précédente, qui avait constitué un chiffre record. En 1940-1941, si cette production avait baissé de 10 p. 100 en chiffre absolu, la part de l'O.N.I.A. dans les livraisons de l'industrie de synthèse, a pu cependant être portée à 45,7 p. 100 contre 32 p. 100, contingent normal.
En outre, les exigences de la guerre posaient le problème du développement de la capacité des usines d'azote en France. M. de PONTEVES apporta immédiatement au Gouvernement le concours de l'O.N.I.A. et lui offrit dès la fin de 1939 de créer une nouvelle usine de synthèse susceptible de produire 20.000 tonnes d'azote par an. Les autorisations administratives furent obtenues, l'emplacement choisi, les terrains achetés sur les rives de la Loire et le matériel commandé.
Les événements de juin 1940 n'ayant pas permis la réalisation du projet dans sa conception primitive, l'outillage industriel dut en majeure partie être incorporé à l'usine existante de Toulouse dont il vint ainsi notablement accroître le potentiel en vue de répondre aux besoins accrus de l'agriculture pour la période d'après-guerre.
Il serait inutile d'insister ici sur la période qui suivit, sur le bouleversement de notre économie, sur la nouvelle organisation de l'industrie et sur la pénurie croissante de matières premières, d'énergie, de personnel et de transports, s'il ne fallait signaler les lourdes difficultés auxquelles M. de PONTEVES, à la tête d'un important organisme industriel, eut chaque jour à faire face avec le concours du Conseil d'administration et de la Direction générale.
L'Office avait d'ailleurs, lui aussi, subi sa réorganisation. Le Conseil a été en effet renouvelé par une loi du 21 septembre 1941, mais un décret du 3 avril 1942 maintenait à sa tête M. de PONTEVES pour trois nouvelles années.
M. de PONTEVES ne devait pas voir le terme de son mandat. Jusqu'au dernier moment, il eut la consolation de maintenir en activité les usines de l'O.N.I.A., malgré tous les obstacles. Un mois exactement après sa mort, une attaque aérienne dirigée contre la poudrerie voisine a atteint l'O.N.I.A. et l'a contraint à arrêter ses fabrications qui n'ont pu être encore actuellement reprises. Mais le fait qu'aucun agent de l'usine ne fut victime de ce bombardement témoigne de l'efficacité des mesures prises, sous l'impulsion vigilante de M. de PONTEVES, pour protéger le personnel contre les attaques aériennes.

M. de PONTEVES assura la vice-présidence du Conseil général des Mines de 1939 à 1942.
Dans ces hautes fonctions où excella son esprit très cultivé, ouvert à toutes les grandes et nobles idées, il fit preuve de la compétence et de la technicité les plus éclairées, d'une sûreté de jugement et d'une haute conception des intérêts supérieurs de la Nation, auxquelles tous les inspecteurs généraux se sont fait un devoir de rendre hommage.
C'est sous sa présidence que le Gouvernement a reconnu la nécessité de faire appel plus encore que par le passé au concours des ingénieurs des Mines dans l'oeuvre de redressement et de reconstruction nationale, en accroissant leurs effectifs, en développant notablement leurs attributions et en étendant celles-ci à des fonctions pour lesquelles, du point de vue technique comme du point de vue administratif, économique et social, ils sont tout particulièrement qualifiés. C'est ainsi que les ingénieurs des Mines sont devenus ce qu'ils auraient dû toujours être, les conseillers des Préfets dans les domaines des activités techniques et économiques relevant aussi bien de la Direction de la Sidérurgie et de la Direction des Carburants que de la Direction des Mines dont, d'autre part, la compétence a été étendue (contrôle du gaz, matériaux de construction et produits de carrière, etc.).
Soucieux de l'avenir du Corps auquel il appartenait et défenseur de ses traditions morales et techniques, il s'est en effet toujours efforcé de faire attribuer aux ingénieurs des Mines des fonctions en rapport avec leur sélection et leur culture scientifique; il ne manqua pas d'insister très fortement sur ce point dans l'allocution si applaudie qu'il prononça le 12 mai 1943 au dîner des ingénieurs des Mines et attira notamment l'attention de nos jeunes camarades sur la nécessité pour certains d'entre eux de se consacrer à la science pure et appliquée, à l'enseignement et à la recherche scientifiques et pour d'autres, à la direction des grandes sociétés de Services publics ou d'économie privée, dans lesquelles ils apportent leurs qualités de travail et d'intelligence ainsi que le sens permanent de l'intérêt général que facilite une collaboration de quelques années à un important service d'État.

J'insisterai enfin sur les éminentes qualités de l'homme, du chef et de l'éducateur.
La marque de son âme généreuse et noble, ce fut l'équilibre du coeur et de la raison. Il excellait à répandre la paix partout où il passait. Tout en lui respirait le calme, la maîtrise de soi-même, la bienveillance naturelle, l'action bienfaisante.
D'une simplicité parfaite alliée à une exquise courtoisie et à une profonde bonté, il accueillait tous ses visiteurs avec la plus vive sympathie et les mettait immédiatement à l'aise; chacun, du plus petit au plus élevé en grade, était conquis par la délicatesse de ses sentiments et par la sûreté de ses avis dictés toujours par le souci de l'équité la plus parfaite et par une compréhension vraiment humaine des humbles.
Sa sollicitude et sa bienveillance n'étaient pas moindres à l'égard de ses collaborateurs qui avaient pour lui une vénération profonde. Le Corps des ingénieurs des Mines, celui des inspecteurs du Contrôle du Travail des Agents de Chemins de fer, le personnel de la Caisse autonome et de l'O.N.I.A. lui sont redevables de bien des améliorations intervenues dans leurs statuts et dans leur situation. A tous il communiquait la confiance, le calme, l'amour du travail bien fait, le goût de l'effort patient, le sens permanent de la subordination des intérêts particuliers aux intérêts supérieurs de la Nation.
De sa conception élevée du devoir et de son désintéressement, il donna une nouvelle preuve en septembre 1940, en offrant de se constituer prisonnier en échange de la libération de M. l'Ingénieur en chef des Mines FRIEDEL, sous-directeur de l'École nationale supérieure des Mines, retenu comme otage par les autorités d'occupation dans la région du Nord.
" S'il apparaît, écrivait-il le 9 septembre 1940 aux autorités d'occupation, qu'il y ait lieu pour elles de se ménager une garantie supplémentaire de la correcte observation des dispositions de l'article 3 de la Convention d'Armistice par l'Administration des Mines sous forme de détention d'un otage, ce n'est pas sur le sous-directeur de l'École des Mines, mais sur le vice-président du Conseil général des Mines que devrait porter ce choix. "
Les autorités allemandes ne donnèrent pas suite à ce geste généreux, la libération de M. FRIEDEL étant intervenue en octobre 1940. Le Ministre de la Production industrielle tint à féliciter spécialement M. de PONTEVES pour la noblesse et la générosité de son attitude dans une lettre du 23 octobre 1940, où il indiqua notamment :
" La conception élevée du devoir et le noble désintéressement dont vous avez fait preuve honorent le Corps à la tête duquel vous êtes placé. "
Aux vertus du haut fonctionnaire et de l'homme privé, M. de PONTEVES alliait les qualités des l'éducateur. Son cours d'économie industrielle aux élèves de l'École nationale supérieure des Mines était suivi avec une attention et une ferveur toutes particulières en raison de la richesse et de la noblesse des idées, qui apparaissent dans les conseils suivants donnés à nos jeunes camarades au terme de l'année d'études de 1943 :
" Dans un ordre d'idées général, devant avoir dans l'Administration des Mines, dans des exploitations industrielles ou dans des entreprises commerciales, des supérieurs, des égaux et des inférieurs, efforcez-vous de contribuer au maximum, pour votre part, à la bonne harmonie en faisant pour tous ce que vous voudriez que l'on fit pour vous-mêmes.
" Je vous donne aujourd'hui ce conseil parce qu'il répond à une nécessité de tous les temps. Mais cette année encore, comme en 1941 et 1942, je crois devoir y ajouter quelques mots très courts d'ailleurs en relation avec la situation exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvons.
" On parle beaucoup des causes de notre défaite de 1940. Elles sont multiples et je me garderai d'en faire l'analyse. Mais il n'est pas douteux que parmi ces causes figurent l'oubli de la grande loi du travail, l'amour de la vie facile, le culte des loisirs qui a malheureusement subsisté même après notre entrée en guerre et un égoïsme qui, chez de trop nombreuses personnes, faisait disparaître tout souci de l'intérêt général du pays, chacun n'ayant d'autre objectif que la satisfaction de ses intérêts particuliers. Un redressement s'impose qui supprime de telles causes d'affaiblissement, les droits que chacun de nous peut estimer avoir sur ses concitoyens ont pour contre-partie les devoirs supérieurs que nous avons tous envers notre patrie.
" Je suis convaincu que, forts de l'expérience si douloureuse qui a coïncidé pour vous avec l'entrée dans la vie active, vous mettrez tout votre coeur à remplir ces devoirs sacrés. "

Au terme de cette notice, je tiens à remercier tout particulièrement MM. les inspecteurs généraux LOCHARD, vice-président du Conseil général des Mines, et D'ANDON, directeur des Mines ; MM. le vice-amiral de PONTEVES, le capitaine Jean de PONTEVES, HENRY, directeur de la Caisse autonome des Ouvriers mineurs, MANESSE, secrétaire général de l'Office national industriel de l'Azote; leur confiance et leur collaboration ont grandement facilité ma mission et m'ont permis d'acquitter, dans une mesure d'ailleurs bien modeste, la dette sacrée de reconnaissance que j'ai contractée envers le chef aimé et respecté dont je fus le collaborateur direct de tous les jours, de 1927 à 1940, et qui m'honora, jusqu'à ses dernières semaines, de son affectueuse amitié et de ses sages et utiles conseils.


Charles Antoine Marie Roch de Ruffi de Pontevès-Gévaudan, Polytechnique (promotion 1893)


Dominique Charles Nicolas de Ruffi de Pontevez Gévaudan, Polytechnique (promotion 1960)


Hubert de Ruffi de Pontevez Gévaudan, Polytechnique (promotion 1966)

Une dynastie polytechnicienne : Dominique Charles Nicolas de Ruffi de Pontevez Gévaudan (photo ci-dessus), polytechnicien de la promotion 1960, a 2 frères polytechniciens dont Hubert (photo ci-dessous), leur père Jean-François Marie Jacques (1909-1998) a été élève de la promotion 1930, leur grand-père est Charles Antoine Marie Roch de la promotion 1893, leur arrière-grand-père Antoine Jacques Eugène Zeiller était de la promotion 1865, un autre arrière-grand-père Marie Armand Anatole Hudault de la promotion 1862, et un trisaïeul Antoine Jacques Eugène Zeiller de la promotion 1828, et même un ancêtre plus lointain, Pierre Dominique dit Adolphe Bazaine X 1803.

 

Photos diverses (cliquer sur les vignettes)
Foulques de Sabran-Pontevès, 11 février 1908 - 5 octobre 1973.
Elzéar de Sabran-Pontevès.
Geoffroy de Pontevès est Directeur Financier de ThalesRaytheonSystems.
Créée en juin 2001, ThalesRaytheonSystems est la première alliance transatlantique regroupant deux acteurs majeurs du monde de la défense : le Groupe Thales et Raytheon, partenaires à part égale de cette société commune.
Avec un chiffre d’affaires de 900 millions de dollars en 2008, elle est un leader mondial des systèmes de commandement et de contrôle pour la défense aérienne et les radars sol.
Karine de Ruffi de Pontevès, promo 2004, Responsable informatique, CIVIPOL.
En quoi consiste votre poste actuel ?
Je travaille actuellement dans le cadre d'un projet humanitaire visant à renforcer la protection civile en Indonésie. Les acteurs du projet sont l'Etat français, l'Etat indonésien, et les Croix Rouges française et indonésienne. Mon rôle principal est de mettre en place l'outil informatique dans les centres de gestion de crises que nous créons. C’est-à-dire des parcs informatiques reliés entre eux, des media de communication (satellite, radio, VOIP, ...) et des logiciels de gestions de risques et de géolocalisation.
La duchesse d'Orléans, née Gersende de Sabran Pontevès, à son domicile. Paris, juin 1989.

Evénements

Fiançailles et mariages:

Fiançailles de Jacques de Pontevès. Octobre 1968, Jacques, duc d’Orléans, fils du comte et de la comtesse de Paris annonce ses fiançailles avec Gersende de Sabran-Ponteves, fille des ducs de Sabran. Les jeunes gens posent dans les salons du chateau d’Ansouis dans le Lubéron, propriété familiale de la fiancée où ils se sont rencontrés quelques mois auparavant.

Mariage de Jacques de Pontevès. Contrairement à son frère jumeau Michel , qui ayant bravé le veto paternel s'est marié en catimini en l'absence de sa famille à Casablanca en 1967 , Jacques contracte une union brillante qui a tout pour plaire à son père : le 3 août 1969 il épouse Gersende l'unique fille du Duc de Sabran en Provence à Ansouis, fief des Sabran-Pontevès.

  Fiançailles de Foulques de Sabran-Pontevès, 6 avril 2009.

  Fiançailles du comte Foulques de Sabran-Pontevès, fils des vicomtes de Sabran-Pontevès et neveu de la duchesse d’Orléans avec Mademoiselle Maylis Sechiari, fille de Monsieur Emmanuel Sechiari et de Madame, née Sabine Bretteville.
Foulques de Sabran Ponteves (1977) est le second fils du vicomte Geraud de Sabran Ponteves (frère de SAR la duchesse d’Orleans) et de Stephanette Fabre.
Foulques vient après Elzear (1976) marié à Stephanie Boullot et parents d’une petite Lou née en 2008, et avant Amic (1978) et César (1981).
Daniel Foulques de S-P est le cousin du prince Foulques d’Orleans, second fils du prince Jacques de France et de Gersende de Sabran Ponteves.

  Le 12 avril 2002, Charles-Antoine Guy Ruffi de Pontevès Gevaudan, fils de Dominique de Ruffi de Pontevès et de Anne Dolffus, épouse Barbara Sylvie Delaruelle, fille de Michel Delaruelle et de Michèle Vanhove.

Naissances:

Le comte Bernard de RUFFI de PONTEVES et la comtesse, née Alix du Peloux, ont la joie de vous annoncer la naissance de leurs 10ème et 11ème petits-enfants,

Donatien

Chez
Cyrille et Ombline BERROD, le 14 octobre 2006,

Guillemette Cliquez:

Chez
Tristan et Séverine, née Larivière, le 18 avril 2007.

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Le comte Bernard de RUFFI de PONTEVES et la comtesse, née Alix du Peloux, ont la joie de vous annoncer la naissance de leur 12ème petit-enfant,

Sibylle

Chez
Enguerrand et Séverine, née Bouillé, le 28 janvier 2008, à Colombes.

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Naissance d' Augustin de Sabran Pontevès le 22 juillet 2010 à l'Institut Montsouris à Paris, fils du comte Charles-Emmanuel de Sabran-Pontevès et de Gwenaëlle Lanoë.

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Décès:

27 juillet 2002. Décès de Monseigneur Charles de Ruffi de Pontevès dans sa 96ème année, ancien official du diocèse de Versailles, ancien président de la Mutuelle Saint-Martin, président d'honneur de la Mutuelle Saint-Martin et de l'Union Saint-Martin. La cérémonie religieuse a eu lieu mardi 30 juillet 2002, à 14 h 30, en la Cathédrale Saint-Louis de Versailles, suivie de l'inhumation au cimetière Saint-Louis.

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Souvenir: à l'occasion du second anniversaire du rappel à dieu de Bruno de Ruffi de Pontevès. Que ceux qui l'ont connu, apprécié et aimé aient une pensée pieuse et affectueuse.
Villeau, le 10 juillet 2002.

"La mort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté."
Le 10 juillet 2000.

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M. Jean-Philippe de Foy et Mme, née Diane de Pontevès d'Amirat, ont la tristesse de vous faire part du rappel à Dieu de leur fils Tom, le 11 septembre 2002. Nous précisons que le petit Tom était né le 28 août 2002, en même temps qu'une petite soeur, Margaux, qui est en parfaite santé.
A ce jour, dimanche 5 janvier 2003, la famille nous confirme que la petite Margaux va très bien. C'est une jolie petite fille de 4 mois qui pèse 5,700 kgs.
Nous lui souhaitons une longue et heureuse vie.

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Mlle Raphaëlle de Ruffi de Pontevès, sa fille, la comtesse de Ruffi de Pontevès, sa mère, M. et Mme Claude Charmeil, la comtesse Bruno de Ruffi de Pontevès, le comte et la comtesse Dominique de Ruffi de Pontevès, la comtesse Benoît de Ruffi de Pontevès, le comte et la comtesse Bernard de Ruffi de pontevès, M. et Mme François de vaugelas, ses frères, soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, ses neveux, nièces, petits-neveux et petites-nièces ont la grande douleur de vous faire part du rappel à Dieu du

comte Hubert de RUFFI de PONTEVES,

Ingénieur en chef de l'armement (X 66), Chevalier de l'Ordre National du Mérite, le 8 février 2003, dans sa 56ème année.

La cérémonie religieuse a été célébrée le mercredi 12 février, à 15 heures, en la basilique Sainte-Clotilde, à Paris (7ème).

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M. et Mme Fouques Duparc, Antoine, Dorine et Laetitia, M. et Mme Eric L. Speno, Maximiliano et Lucia, M. et Mme Emeric de Fournas de la Brosse, Pauline, Côme et Amicie, ses enfants et petits-enfants,

la Comtesse de Ruffi de Pontevès, sa belle-mère, ses frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces et toute la famille ont la douleur de faire part du rappel à Dieu de la

Comtesse Bruno de RUFFI de PONTEVES
née Dorine du Mesnil du Buisson,

le 15 mars 2005, à l'âge de 63 ans.

La messe d'enterrement a été célébrée le lundi 21 mars 2005 à 14h30, en l'église Saint-Lubin de Voves (Eure-et-Loire), suivie de l'inhumation au cimetière de Villeau où elle a rejoint son époux, Bruno de Ruffi de Pontevès, décédé le 10 juillet 2000.

"Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps." Matthieu XXVIII, v.20.

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Septembre 2005

M. et Mme Claude Charmeil, Le comte et la comtesse Dominique de Ruffi de Pontevès, La comtesse Benoît de Ruffi de pontevès, Le comte et la comtesse Bernard de Ruffi de Pontevès, M. et Mme François de Vaugelas, ses enfants,

Olivier et Marie Charmeil, Ariane, Julianie et Timothée, Priscille Charmeil et Mathieu et Romane Bordenave, Christophe et Isabelle Charmeil, Pierre et Albane, Thibaut et Christine Charmeil, Gabriel, Paul et Martin,

Pierre et Florence Fouques du Parc, Antoine, Dorine et Laetitia, Eric et Delphine Speno, Maximiliano et Lucia, Emeric et Isabelle de Fournas, Pauline, Côme et Amicie,

Emmanuelle de Ruffi de Pontevès, Ivan de Ruffi de Pontevès et sa fiancée, Victoire Grimond, Charles-Antoine et Barbara
De Ruffi de Pontevès, Hadelin, Thalia de Ruffi de Pontevès

Thierry, Arnaud de Ruffi de Pontevès,

Tristan et Séverine de Ruffi de Pontevès, Diane, Agathe et Gaëtan, Enguerrand et Séverine de Ruffi de Pontevès,
Armelle et Rémi, Cyrille et Ombline Berrod, Côme, Eloi, Sixte et Amance, Clément de Ruffi de Pontevès,

Raphaëlle de Ruffi de Pontevès Et Khosro Saghafi, Roxane,

Ivan et Claire de Villers, Maxime, Frédéric et Paul-Ivan, Pascal et Domitille Tailhandier, Thomas, Alexandrine, Guillemette et Théophile, Benoît et Madeleine Gougeon, Léonard, Armand de Vaugelas,

ses petits-enfants et arrière-petits-enfants,

ont la tristesse de vous faire part du
rappel à Dieu de la

comtesse de Ruffi de Pontevès
née Marie-Edith Hudault,

le 24 septembre 2005, dans sa 97ème année.

La cérémonie religieuse a eu lieu le mercredi 28 septembre 2005, à 14 h 30, en la basilique de Sainte-Clotilde, Paris (7e),
célébrée dans le souvenir

de son époux, le
comte de Ruffi de Pontevès
(†) en 1998,

ses fils,
Antoine (†) en 1956, en service commandé,
Benoît (†) en 1999,
Bruno (†) en 2000,
Hubert (†) en 2003,

ses belles-filles,
Anne (†) en 1981,
Dorine (†) en 2005.

L'inhumation a suivi dans le caveau de famille au cimetière de Saint-Cloud.

31 rue de Bellechasse,
75007 Paris.

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Mai 2006

La marquise de Pontevès,

le comte et la comtesse de Pontevès,
le comte et la comtesse Laurent de Pontevès,
le comte et la comtesse Geoffroy de Pontevès,
le comte et la comtesse Marc de Pontevès,
M. et Mme Jean-Philippe de Foy et leurs enfants,
ses enfants et petits-enfants,

ont la douleur de vous faire part du rappel à Dieu de

Jean marquis de Pontevès

Le 6 mai 2006.

La cérémonie religieuse a été célébrée le 10 mai, à 11 heures, en l'église Saint-Pierre de Neuilly (Hauts-de-Seine), 90 avenue du roule.

L'inhumation a eu lieu le jeudi 11mai, à 14 h 30, au cimetière de Puydaniel (Haute Garonne), dans le caveau de famille.

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Janvier 2007

La comtesse Antoine de Ruffi de Pontevès, son épouse,

Le comte et la comtesse Geoffroy de Villoutreys de Brignac,
Le baron et la baronne Bruno d'Aligny,
M. et Mme Olivier de Witte,
M. et Mme (†) Philippe Seydoux,
M. et Mme Jean de Franssu,
ses enfants,
ses pettis-enfants
etr ses 43 arrière-petits-enfants

ont la tristesse de vous faire part du rappel à Dieu du

Comte Antoine RUFFI de PONTEVES,
grand officier de l'ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem,

le 19 janvier 2007, dans sa 95ème année.

La messe a été célébrée le mardi 23 janvier 2007, à 15 heures, en l'église de Poix-de-Picardie, suivie de la cérémonie d'inhumation en l'église de Courcelles.

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Avril 2009

La comtesse Bernard de Ruffi de Pontevès,
le comte et la comtesse Tristan de Ruffi de Pontevès et leurs enfants,
le comte et la comtesse Enguerrand de Ruffi de Pontevès et leurs enfants,
le lieutenant-colonel et Mme Cyrille Berrod et leurs enfants,
le comte Clément de Ruffi de Pontevès

ont la douleur de vous faire part du rappel à Dieu du

Comte Bernard de Ruffi de Pontevès

le 21 avril 2009.

La cérémonie religieuse a eu lieu le vendredi 24 avril, à 14 h 30,
en l'église de Mouliherne (Maine-et-Loire).

Une messe sera célébrée ultérieurement à Paris.

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Les grands noms de l'Histoire des Sabran-Pontevès


Les Sabran-Pontevès:

D’extraction chevaleresque, la famille de Sabran-Pontevès est issue de la réunion de deux anciennes et illustres maisons de Provence qui n’ont cessé de s’allier entre elles depuis les temps les plus reculés.

Pontevès : maison féodale de Provence qui s’éteignit en 1220 avec Foulques de Pontevès dont la fille Douceline épousa Isnard d’Agoult qui prit pour un de ses fils les noms et les armes des Pontevès. Si grands, si illustres et si puissants seigneurs, soit par leurs richesses et la possession d’un très grand nombre de terres, la plupart titrées, soit par des alliances avec toutes les maisons principales de Provence (plusieurs fois avec celle des Baux, princes d’Orange), soit par leurs services signalés par des charges, des dignités distinguées et par la fécondité de douze branches, qu’à l’exception des comtes de Provence, leurs suzerains, on peut avancer hardiment que rien n’était dans cette Provence au-dessus de ces seigneurs connus depuis l’an 1100 sous le nom d’Agoult.

Sabran : la maison de Sabran est une des plus considérables du Languedoc qui s’établit en Provence au XIIème siècle où ses descendants furent comtes souverains de Forcalquier. Cette illustre maison alliée à toutes les maisons souveraines d’Europe s’est éteinte au XIXème siècle avec Elzéar Zozime, dernier du nom, pair de France héréditaire en 1815, duc pair héréditaire de Sabran en 1818. Sans enfant de son épouse Victorine de Pontevès, il obtint le 18 juillet 1828 une ordonnance du roi Charles X substituant après lui, aux noms, armes et pairie ducale de Sabran son cousin par alliance Marc-Edouard de Pontevès Bargème et sa descendance directe et légitime de mâle en mâle.

En cas de défaillance de cette descendance masculine, il était également prévu que cette transmission puisse se faire au profit du frère puîné de Marc-Edouard, Joseph-Léonide de Pontevès Bargème (son jumeau) et à sa postérité légitime de mâle en mâle par ordre de primogéniture.

Le 16 août 1832, Elzéar Zozime adopta ses deux cousins par alliance. Il mourut le 22 janvier 1847, à Marseille.

 
Pontevès vaut bien Sabran.

Marc-Edouard et Joseph Léonide de Pontevès Bargème sont issus de la maison d’Agoult, de noblesse immémoriale, comme les Sabran. Leur père, Louis-Balthazar, chef de la famille, fut officier de marine, prisonnier sur le « Guillaume Tell » à la bataille d’Aboukir, en 1799.

Le comte de Pontevès Bargème, propriétaire des châteaux de Pontevès et Bargème, vivait à Marseille où son épouse, Marie-Antoinette de Paul, était issue d’une riche famille qui possédait de nombreux biens en ville. Louis-Balthazar accepta mal le projet d’adoption de ses jumeaux, d’autant que le duc de Sabran voulait qu’elle soit assortie de substitution du nom. De là naquit l’expression « Pontevès vaut bien Sabran ». Les deux noms furent reliés et Marc-Edouard, déclaré aîné dans l’ordonnance de 1828, épousa le 12 février 1832 Régine de Choiseul. Son frère Joseph-Léonide convola avec Bonne de Pons Saint-Maurice.

 Les jumeaux Sabran-Pontevès se ressemblaient tellement qu’on les confondait toujours. Ils s’aimaient tendrement et une communauté de goûts les unissait tant, qu’ils accomplissaient ensemble toutes leurs actions : travail, jeux… Aussi, s’accusaient-ils de leurs peccadilles au confessionnal en disant : « Nous avons fait ceci » ou « Nous avons fait cela ». Un jour, ayant dérobé du sucre non raffiné, leur faute les pressant, ils allèrent se confesser… Au pluriel, bien entendu ! Mais comme l’un d’eux sortait du confessionnal, son frère lui demanda : « As-tu bien dit qu’il était roux ? » Il s’agissait du fameux sucre dont la couleur rendait le larcin moins grave à leurs yeux…!

Les deux jeunes gens avaient beaucoup de succès dans la société de Marseille car ils étaient « jolis comme des cœurs ». On les appelait les « spiritons ». Ils n’en abusaient pas et, dans les bals, s’appliquaient à faire valser les vieilles filles pour les venger du sort. Ils brisèrent tous deux leur épée à la chute de la Restauration.

Marc-Edouard, 2ème duc.

Marc-Edouard, devenu duc de Sabran-Pontevès à la mort de son cousin Elzéar Zozime (1er duc de Sabran, le 22 janvier 1847), partagea sa vie entre Marseille, Paris et le château du Lac (11) qu’il avait hérité de sa tante Eugénie de Sabran, baronne de Monteil du Lac. De leurs six enfants, seule Louise demeura célibataire. Très mystique, plongée dans la religion, elle poussa son frère aîné Elzéar à s’engager dans la garde pontificale où il eut à affronter de nombreux dangers. Celui-ci épousa en 1863 Marie de Luynes qui lui donna deux filles, Louise et Régine. Mais Marie décéda avec son deuxième enfant en couche, en 1865. Veuf après deux ans de mariage, il se remaria en 1881 à Vienne, en Autriche, avec la comtesse de Waldstein-Wartenberg, elle-même dans le veuvage, issue d’une grande famille hongroise, les Kalnoky. Entre temps, il hérita du duché de Sabran en 1878.

Père d’un fils dit « le petit marquis », il eut le malheur de le perdre très jeune.

Le duc mourut en Hongrie en 1894, sans héritier mâle. Son frère puîné Edmond lui succéda.

Contribution:

Marc Edouard Elzéar... de Sabran-Pontevés est mort à Csicsó (aujourd'hui la Slovaquie, mais a son époque la Haute Hongrie, au bord du Danube) propriété de sa 2ème épouse Adélaïde Comtesse Kálnoky von Köröspatak (elle même veuve du Comte Waldstein-Wartemberg) Ils ont eu un fils Henri Elzéar dit le "petit Marquis" mort à 3 ans.
Ils sont tous les 3 enterrés dans le caveau de la famille Kálnoky à Lettowitz en Moravie au nord de Brno (République Tchèque), dans la crypte du couvent du château de Lettowitz. Le château de Lettowitz a été vendu, le château de Csicsó appartient à nouveau depuis 15 ans aux Kálnoky.

Edmond, 3ème duc.

Edmond avait épousé Charlotte de la Tullaye, fille du marquis de Magnanne. Elle apporta le château de Magnanne à son époux. Veuf en 1884, Edmond épousa sa cousine la vicomtesse de Cosnac, née Sabran-Pontevès. Décédé en 1903, son fils Hélion devint le quatrième duc de Sabran-Pontevès. Il avait épousé la comtesse de la Fons de la Plesnoy, de santé fragile, fille de Gaston Belle, ministre plénipotentiaire. Hélion disparut en 1920, sans enfant. Son frère amic lui succéda au titre de duc, lequel reçut en héritage avec sa sœur Alyette le château de Magnanne avec ses propriétés. En 1923, l’ensemble immobilier fut vendu en partie au baron de Lesser. Soixante-cinq ans plus tard, ce château fut réintégré dans la famille, ayant été racheté par leur cousin le comte René de la Tullaye. Amic se maria en 1909 avec Margueritte de Lamote-Baracé. De cette union naquirent deux filles, la marquise d’Olliamson et la comtesse Christian de Quatrebarbes qui furent spoliées de la plus grande partie de leur important héritage paternel par la fausse voyante Claire Ferchaud de Loublande (79).

Avec le duc Amic s’éteint la descendance mâle du premier jumeau. Comme il avait été convenu, le titre passa à la progéniture du second, Joseph-Léonide de Sabran-Pontevès.

Joseph-Léonide, comte de Sabran-Pontevès.

Joseph-Léonide, très charitable envers les pauvres, aimait à donner à ceux qui souffraient et son humilité était mise à l’épreuve dès qu’on voulait le féliciter. Beau garçon aux yeux bleux, il possédait une physionomie suave et fine. Garde du corps du roi Charles X, il accompagna jusqu’à Cherbourg son souverain exilé, en 1830. Là, malgré l’interdiction du Maréchal Maison et de maître Bauot, il put encore monter sur le navire qui allait emporter ses princes et baisa une dernière fois la main de la duchesse de Berry et de madame Royale. Le roi, qui connaissait la consigne sévère, expliqua aux quelques gardes qu’il l’avait enfreinte et, en forme de reproche amical, « et les jeunes gens aussi…! »

Joseph-Léonide reçut une médaille à l’effigie du petit-fils de Charles X et il emporta un lambeau du drapeau qui se trouve encore, aujourd’hui, au château d’Ansouis.

 Il épousa en 1835, à Paris, Adélaïde Bonne de Pons Saint-Maurice qui lui apporta six millions de francs de dot. Héritière des Pons qui possédaient les châteaux de Grignols (33), Villandraut et Cazeneuve (33) avec 8000 hectares de forêt, elle avait passé sa jeunesse à Paris. Après son mariage, elle vécut à Grignols, partageant son temps entre sa demeure, ses enfants et les œuvres de la paroisse. Bonne de Sabran-Pontevès accoucha en 1836 de Guillaume, premier héritier mâle de Joseph-Léonide. Conformément au vœu du père adoptif des jumeaux, Joseph-Léonide hérita donc du château d’Ansouis, faisant ainsi passer cette demeure à la branche cadette des Sabran-Pontevès.

Au retour d’un voyage à Saint-Maurice (une terre du Périgord qui appartenait à sa famille depuis l’an mille et qu’elle allait visiter), Bonne tomba malade, victime de la « suette », une épidémie qui faucha un grand nombre de jeunes femmes. Elle mourut en 1854, à l’âge de 42 ans, laissant un mari inconsolable et six enfants. Joseph-Léonide resta à Grignols jusqu’à la mort de sa belle-mère, la marquise de Pons, puis il partit à Marseille, au chevet de son père qui était fort âgé et impotent. Après la disparition de celui-ci, il revint à Grignols et séjourna un temps à Vaugoubert pour consoler sa fille, jeune veuve. Avec son accord, il réintégra Grignols pour entretenir la propriété. Il mourut à Marseille (où il possédait un appartement rue Montau, actuelle rue Edmond Rostand) en 1883, après une courte maladie.

Guillaume de Sabran-Pontevès (1836-1914).

Guillaume, aîné de six enfants, passa son enfance au château de Grignols et fit ses études à Marseille. Réformé au conseil de révision pour cause de myopie, la carrière militaire à laquelle il se destinait lui fut donc refusée. Il hérita du château d’Ansouis et des terres et des fermes entourant la demeure. Très distingué, passablement original voire poète, toujours « dans la Lune », il était impérieusement rappelé sur Terre par son épouse, Marie de Panisse-Passis. Celle-ci n’était pas sans bien : son père, marquis de Panisse-Passis, possédait un hôtel particulier à Paris, au 3, place Vauban, trois châteaux (Villeneuve-Loubet, Borely à Marseille et Lamanon près de Salon-de-Provence), des forêts en Lorraine et un portefeuille boursier de solides actions. Marie de Panisse-Passis fut dotée de copieux titres de rente, de l’hôtel sis place Vauban à Paris et du château de Lamanon. Celui-ci sera vendu par la suite, vers 1920.

Marie, qui n’entendait pas qu’on gaspille en rêveries un temps qu’elle jugeait trop précieux, trouvait les journées trop courtes pour ses devoirs de mère de famille, de femme du monde, de maîtresse de maison et de directrice d’œuvres. Malheur à son cocher si la voiture ne prenait pas l’itinéraire le plus court ! Un jour, n’ayant que quelques minutes pour se confesser, elle entra dans la chapelle des Jésuites de la rue de Sèvres, se précipita dans un confessionnal et débita ses péchés sans avoir repris haleine. Comme aucune réponse ne lui parvenait, d’une main impatiente elle frappa à la petite grille intérieure en s’écriant : « Enfin, y a-t-il quelqu’un » ? Une voix calme et grave s’éleva alors : « Oui, mon enfant, mais j’attendais que l’ouragan fût passé »…

Le comte Guillaume de Sabran-Pontevès s’essaya à la politique, mais il subit un cuisant échec aux législatives, dans les Bouches-du-Rhône. Le ménage résidait à Paris où le duc de Sabran les introduisit dans la haute société. La mort précoce de deux de ses enfants déssécha le cœur et le visage de Marie qui se réfugia dans la piété et ses souvenirs de famille. Guillaume disparut en 1914, laissant trois enfants : Dauphine, comtesse de Gondrecourt, Henriette, qui légua l’hôtel de la place Vauban à son neveu Foulques, et Elzéar.

Elzéar vit le jour chez son grand-père, le marquis de Panisse-Passis, au château de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes. Sa carrière professionnelle se déroula dans le milieu bancaire. Marié en 1892, à Paris, avec la fille du marquis de Triquerville, veuf en 1900, il se remaria avec S.A.S la princesse Constance de Croy. Le château d’Ansouis fut alors délaissé, la comtesse Elzéar de Sabran-Pontevès préférant acheter une propriété à Villecresne. Le couple eut cinq enfants : Sybille, décédée à l’âge de 18 ans, Stéphanette, sans alliance, Jeanne, marquise de Vaulserre, décédée des suites d’un grave accident de la circulation qui avait coûté également la vie à son époux, Isabelle, baronne de Lacger, qui vit à Paris, et Foulques qui hérita du duché de Sabran à la suite du décès du duc Amic en 1963. Foulques, qui épousa en 1936 Roselyne de Vallombrosa, fit une carrière dans les assurances et se passionna de décoration et d’antiquités. Il restaura, avec son épouse, le château d’Ansouis. Il disparut, après de longues souffrances, le 5 octobre 1973. Son fils aîné, Elzéar, actuel duc de Sabran, partage sa vie entre Paris et Ansouis qu’il affectionne particulièrement, tout comme ses frères Jean et Géraud et sa sœur Gersende, duchesse d’Orléans.

Foulques de Sabran-Pontevès, dit le « marquis de Pontevès-Sabran ».

Deuxième fils du comte Joseph-Léonide, né à Marseille en 1841, il entra dans la carrière militaire en 1862, puis démissionna en 1875 avec le grade de capitaine d’infanterie. Brave et chic comme son épée, il avait fait la campagne du Mexique et la guerre de 1870. Le tempérament habituel de cette nature de feu était l’ébullition. Il s’intéressa à la politique locale et fut conseiller général du canton de Villandraut (33) de 1871 à 1883, puis de celui de Grignols de 1886 à 1893. Il était chevalier de la Légion d’honneur et l’une des personnalités les plus marquantes du parti royaliste de la Gironde où il vécut au château de Grignols qu’il avait hérité de son père. Il y apporta de nombreuses modifications, ainsi qu’au village attenant. Marié avec Huberte Maissiat de Ploënnies, la mort de son fils Léonide lui porta un coup fatal. Sa santé ne cessa dès lors de décliner et il mourut au château de grignols en 1893. Leur fille Gersende épousa le marquis des Isnards. Elle se sépara du château de Grignols, lequel passa dans de nombreuses mains pour le plus grand malheur de ses murs, cheminées et décorations. La marquise des Isnards est décédée chez son neveu, au château d’Ansouis, en 1968, léguant une grande partie de ses biens au duc de Sabran-Pontevès.

Jean de Sabran-Pontevès, comte de Pontevès-Sabran.

Né au château de Grignols, en Gironde, le 6 septembre 1851, capitaine de hussards, il hérita de la vaillance de ses ancêtres. Chic et charmant, doué, il lui avait manqué la vigilance maternelle. Il se laissa griser par tous ses dons. Engagé volontaire pendant la guerre de 1870, il passa son baptême du feu avec le sang-froid d’un vieux grognard. Officier d’ordonnance du général d’Escéa, il resta quelques temps en garnison à Marseille dont il était la coqueluche et que ses frasques mettaient en joie. Une des histoires qui avaient beaucoup amusé Marseille était celle de la réception simulée d’un grand vizir qui se faisait attendre. Jean, d’accord avec des amis, organisa l’arrivée officielle : Il affréta un train spécial d’où il descendit revêtu d’un riche costume de soie violette, la tête ceinte d’un turban à aigrette. Sur le quai, ses complices jetaient des coussins sous ses pas pendant que les autorités, dupes de cette petite comédie, multipliaient les saluts et prodiguaient au faux Rajah les marques du plus profond respect. Ayant voyagé aux Indes, Jean savait parfaitement jouer son rôle et rien ne manquait à la scène.

Ecrivain, homme politique, membre de nombreuses sociétés savantes, artistiques et littéraires dont la société de géographie de Bordeaux, il publia, après un long périple à travers l’Europe, ses notes de voyage au sein d’un ouvrage qui obtint le prix Montyon de l’Académie française. Il est aussi l’auteur des « Lettres à Fanettes » parues sous l’anonymat, en 1895, chez Ollendorff et fut collaborateur de plusieurs périodiques et quotidiens tels Le Figaro, Le Gaulois, Le Soleil, La Revue Bleue et l’Action Française. Candidat malheureux aux élections législatives de 1898 et 1902 dans le XIVème arrondissement, il avait été arrêté le 12 août 1889 à Cauterets, pour complot contre la sécurité de l’Etat. Traduit en Haute Cour, il plaida lui-même sa cause et fut acquitté aux acclamations des juges eux-mêmes. Chevalier de la Légion d’honneur, Chevalier de l’Ordre souverain de Malte (le 89ème de cet ordre au nom de Pontevès), il était également Officier d’Académie, Commandeur du Lion et du Soleil de Perse, Officier du Nichan-Iftikhar et du Dragon d’Annam.

Il avait épousé Elisa Hainguerlot, fille du baron Hainguerlot, baron de Charles X, et de la baronne née Alice Blount, petite-fille de sieur Edmond Blount et arrière petite-fille du maréchal d’Empire Oudinot, duc de Reggio. Héritier du domaine de Pinot, à Balizac, qui venait des Pons, il le vendit pour un million et demi de francs et fit construire le château de Gerfaut, à Azay-le-Rideau, sur des terres qui venaient de son épouse. Il hérita également d’un immeuble sur la Canebière, à Marseille et d’une mine de bauxite dans le Var, non loin de Pontevès.

Comte Emmanuel de Sabran-Pontevès.

Né en 1843, à Marseille, aquarelliste, il possédait également la faveur de ses compatriotes. Beau comme Apollon, il avait le geste large des grands seigneurs d’autrefois. Lorsqu’il sortait de chez lui, tous les cochers de fiacres se précipitaient sur ses pas, le suppliant de choisir leurs voitures respectives, car il ne demandait jamais la monnaie sur les louis d’or…

Officier aux Zouaves pontificaux, lieutenant aux Volontaires de l’Ouest, propriétaire du château de Cazeneuve à Préchac (33), il avait épousé une Arlésienne, Marie Meiffrein-Laugier de Chartrouse, petite-fille de Guillaume Meiffrein-Laugier, baron de Chartrouse (1772-1843), député-maire d’Arles. Le couple Sabran-Pontevès eut une fille et trois fils :

Charles, né en 1875, officier d’infanterie, servit à sa demande pendant plusieurs années dans les troupes coloniales d’Afrique du Nord (il était tombé amoureux de sa cousine germaine Jeanne de Pontac, mais sa parenté trop proche lui ôtait tout espoir de l’épouser, aussi, pour l’oublier, il demanda et obtint du service). Très éprouvé par le climat d’Afrique du Nord, il devait donner par la suite sa démission pour raison de santé et se retira au château familial de Cazeneuve. Animé d’une foi profonde et d’un grand dévouement, il assura avec beaucoup de compétence la charge de conseiller paroissial de Préchac, commune dont il était également conseiller municipal. Ne pouvant pas reprendre du service pendant la guerre de 1914-1918, il se consacra aux soins aux blessés.

Il fonda ainsi l’hôpital de langon qu’il dirigea pendant toute la guerre. Il avait les qualités nécessaires pour remplir ces fonctions : sa forte personnalité, son intelligence supérieure, son esprit cultivé, son élocution facile constituaient quelques-uns de ses dons. Mais ce qui prédominait en lui c’était sa bonté, sa bienveillance à l’égard de tous, son empressement à rendre service, sa générosité pour soulager toutes les infortunes, sa droiture. Il mourut intestat en son château de Cazeneuve, le 6 avril 1934. Un conseil de famille permit à son neveu Emmanuel d’hériter du château de Cazeneuve.

Charles était un excellent fusil, à tel point que les fermiers en parlent encore aujourd’hui…

Guillaume, officier de cavalerie, gagna ses galons de capitaine en combats aériens pendant la guerre de 1914-1918. Blessé à plusieurs reprises, il fut décoré de la croix de guerre. Après sa démobilisation, il vécut à Neuilly où il s’adonna à nouveau à la peinture et exposa ses œuvres plusieurs fois à Paris.
Il avait épousé, à Paris XVIème, Anna Pereira Pinto qui lui donna deux filles : Anne-Marie, comtesse de Carné-Marcein, et Dauphine, comtesse Romée de Villeneuve Esclapon. A la mort de leur oncle Charles, elles reçurent une partie de sa succession indivise, à savoir des bois à Cazeneuve et la ferme du Paronnier à Baudinard (83) qu’elles vendirent après la guerre de 1939-1945.

Raymond (1883-1933), propriétaire du château de Melzéar à Paizay-le-Tort, dans les Deux-Sèvres, avait épousé Suzanne Aymé de la Chevrelière, petite-nièce du général Charles Aymé, baron de la Chevrelière. Ils eurent un fils, Emmanuel, né au château de Melzéar, à qui un conseil de famille avait attribué le château de Cazeneuve. Marié à Béatrice de Sambucy de Sorgues, Emmanuel eut six enfants. Prématurément veuf, il se remaria avec Laure de Sambucy qui lui donna une fille. Le comte Emmanuel est décédé en août 1981 et laisse Cazeneuve à ses fils. A la suite d’arrangements familiaux, c’est son fils aîné Elzéar, aidé de son épouse née Edith de Marmiesse de Lussan, qui a repris le château familial. Cette forteresse, délaissée comme le fut Ansouis, revit, aujourd’hui, sous l’impulsion de ses nouveaux propriétaires.

Note: Ce texte est l'introduction d'un très beau livre de Luc ANTONINI "Les grandes familles Provençales", qui retrace l'histoire et la généalogie de cette grande famille Provençale: les Sabran-Pontevès.
Luc ANTONINI, Généalogiste auteur, journaliste, collaborateur à Monaco Actualités, French Riviera, Gé Magazine et La revue Française de généalogie.
E-mail : lucantonini@me.com  Site : http://lucantonini.fr

 

Autre branche
(Source: "Anciennes familles de Provence" - http://genobco.free.fr/index.htm )

Les Eyroux de Pontevès

Famille de Haute-Provence, installée à Simiane, Forcalquier et Manosque, et qui fut substituée au nom et armes d’une branche de la maison de Pontevès par le testament de Gaspard de Pontevès en 1692. Artefeuil en a donné une généalogie (t. II, p.237-238) et après lui, Viton de Saint-Allais (t. I, p.308, art. Pontevez des Roux), qui fait remonter l’origine de cette famille au chevalier Etienne Ruffo fils d’Hugues, qui exerçait la fonction de juge-mage du dauphin de Viennois en 1340. Autre généalogie par l'abbé J. Corriol « La Famille Eyroux de Pontevès pendant son séjour à Simiane » in Annales des Basses-Alpes année 1929 (t.22). Le nom de cette famille a subi de nombreuses variations : de Roux, des Roux, d’Eyroux, d’Aroux etc. Elle porte aujourd’hui le nom de Ruffi de Pontevès-Gévaudan.

Armes : parti au 1 d’azur à un sautoir d’argent, accompagné de deux croissants de même
l’un en chef et l’autre en pointe, et de deux étoiles d’or une à chaque flanc (qui est d’Eyroux),
au 2 d’or à un loup ravissant d’azur, lampassé armé de gueules,
écartelé de gueules à un pont à trois arches d’or maçonnées de sable (qui est Pontevès)

I - N. EYROUX père de :

1) Vincent qui suit,
2) prob. Barthélémy EYROUX chirurgien de Simiane, fils de Simon Eyroux, et héritier de son oncle le capitaine Antoine Eyroux, par son testament du 16 avril 1587.

II - Vincent EYROUX père de :

1) Barthélémy qui suit,
2) Bertrand EYROUX prieur de Saint-Christol et cousin de Martin Eyroux chanoine de la cathédrale de Nîmes.

III - Barthélémy d'EYROUX ou de ROUX (fils d'Honoré et de Suzanne ISNARDI mariés en 1535, selon Saint-Allais), riche bourgeois de Simiane, épouse Honorade ROY dite PASSAIRE d'où :

1) Charles qui suit,
2) Vincent EYROUX prêtre de Simiane, prieur prébendé de Saint-Christol le 13 avril 1592, teste en faveur de son frère Charles en 1604, devient prieur de Reillannette près Montbrun en 1627 et meurt en 1638.
3) Isabeau EYROUX épouse le 25 février 1601 Barthélémy CHABERT procureur au siège de la ville d’Aix, elle est dotée de 900 écus.
4) Anne EYROUX épouse Ambroise SIGNORET, chirurgien d’Apt.
5) Marguerite d’EYROUX épouse pc du 8 juin 1597, Me Pierre FERAUD notaire royal de Sainte-Tulle.
6) Louise EYROUX épouse le 8 novembre 1592 Jean-François de PIARRE fils de noble Michel, sieur de Maie en Dauphiné; sa dot est de 800 écus.
7) Catherine d'EYROUX épouse Pierre RIPPERT, de Saint-Savournin.
8) Lucrèce d'EYROUX de Sisteron, épouse pc du 15 juillet 1607, Jean-François POCHET, fils de Jean, de Manosque. Sa dot est de 2.400 livres.
9) Jeanne d'EYROUX épouse Vincent JAUBERT d'où postérité.

IV - Charles d’EYROUX, riche bourgeois de Simiane où il possède plusieurs bastides, ainsi que des propriétés à Saint-Christol, au Revest d’Albion, aux Omergues, co-seigneur de Fontienne par son mariage, qualifié écuyer de Simiane, il sert pendant les troubles de la Ligue, est fait prisonnier en 1591 et paye pour sa rançon une somme de 50 écus d’or, acquiert le 23 janvier 1627 la seigneurie de Rustrel du duc de Ventadour (acte Poete not. Marseille), et la revend le 21 mai suivant suivant à la communauté d’Apt. Il teste le 18 janvier 1631 en faveur de son fils aîné Etienne. Epouse par contrat du 13.2.1600 (Valansan not. Forcalquier) Marquise de PARISY veuve de Gaspard THUN, écuyer, de Simiane, fille d'Esprit de PARISY avocat au parlement, lieutenant des soumissions, et d'Anthonone d'ESTIENNE. La dot de la future est de 750 écus, y comprise celle qu’elle avait lors de son premier mariage, présents au contrat : Charles Nicolay avocat au siège de Forcalquier, André Beront notaire et premier consul d’Apt, Joseph Meynier bourgeois d’Apt, et Me Charles du Maitre notaire de Simiane. Marquise teste à Simiane le 9.12.1639. D’où:

1) Etienne d’EYROUX conseiller du roi, lieutenant aux soumissions de Forcalquier, trésorier général de Provence, reçu le 28.2.1629 en un office de la crue de 1625, inhumé le 25.4.1641 aux Dominicains d’Aix ; épouse par contrat du 29 juillet 1635 devant Olivier Rancurel notaire à Aix, Anne de FORESTA née à Aix le 22 décembre 1620, fille de Scipion, écuyer, seigneur de Collongue et de Venel en partie, conseiller au parlement de Provence, et de Marguerite d'ARNAUD. Dont enfants morts jeunes. Anne de Foresta teste devant Honde notaire à Aix le 6 juin 1701 et est inhumée dans le tombeau de sa famille couvent de l’Observance.
2) Hector qui suit,
3) Jeanne d’EYROUX ép. pc du 5 novembre 1628, Charles de CASTELLANE-ADHEMAR de GRIGNAN, seigneur de Pierrerue, fils de Louis, et d’Anne de BEAULIEU de MATHEAU et de JOYE ; la dot de l’épouse est de 16.500 livres.
4) Honorade d’EYROUX ép. pc du 10.12.1633 Antoine-René de ROUX de MONTAUBAN seigneur de la Rochette, Sigoyer et autres places, baptisé à Sigottier en 1611, fils d’Antoine sieur de Forest, et de Marie de L’ESPINE; la dot de l'épouse est de 16.500 livres comme sa soeur. Réside à Forcalquier en 1667. (voir Gie de Roux in Armorial Haut-Alpin, p.607). Sans postérité, Honorade teste en faveur de Me Jean d’Eyroux, conseiller, son neveu, le 11 mai 1692, nomme héritière particulière de son mari dame Marie du Buisson sa nièce, et fait des legs Joseph et Jean Lafarge ses neveux.

V - Hector d’EYROUX écuyer, de Simiane, seigneur de Rustrel, baptisé le 7 janvier 1618 destiné à l’état ecclésiastique et nommé prieur de Saint-Pierre à Aullan en Dauphiné, il résigne en 1640 et épouse pc du 16.12.1641 (Ricardi et Vachier not. Pertuis et Pierrerue) Isabeau de PONTEVES fille aînée de Jean, seigneur de Sillans, et d’Anne de CASTELLANE ADHEMAR de MONTEIL de GRIGNAN. Il meurt le 14 avril 1653 et sa veuve se remarie le 7 février 1659 à Jean de BELLONNET avocat à la cour, puis en 1665 à Jean d'ARNAUD lieutenant général de la sénéchaussée de Forcalquier, et fait donation de tous ses biens à Jean d'Eyroux, conseiller, et Jean-Victor de Bellonet ses enfants de deux lits, sous réserve d'une pension annuelle, le 31 décembre 1680, elle décède peu de temps après à Forcalquier. D'où :

1) Jean qui suit,
2) Anne d'EYROUX baptisée le 2 mai 1644 à Simiane, religieuse au monastère de Saint-Augustin à Forcalquier.
3) Jean Etienne Joseph d'EYROUX né à Forcalquier le 19 avril 1646, lieutenant dans la compagnie de M. de Montredon au régiment de Provence, teste le 18.3.1675 en faveur de sa mère, et meurt tué en Sicile en 1677.
4) Isabeau d’EYROUX baptisée à Simiane le 2 janvier 1648, morte jeune.
6) Marc-Antoine d’EYROUX jumeau baptisé le 3 août 1650 à Simiane, mort jeune.
7) Jean-Joseph d’EYROUX baptisé le 21 mars 1652 à Simiane, mort jeune.

VI - Jean d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 3 mai 1643 à Simiane, avocat à la cour de Forcalquier, conseiller au siège de Forcalquier, seigneur de Givaudan et de la Routte (co. Barrême), gouverneur pour le roi de la ville de Forcalquier. Il est adopté par son oncle Gaspard de Pontevès seigneur de Gévaudan, qui n'eut pas de postérité de son mariage contracté en 1673 avec Isabeau de Feautrier, testa en faveur de ses neveux Jean d'Eyroux et Jean-Victor de Bellonet, fils de sa soeur, par testament fait à Simiane le 21 janvier 1692. Adoption confirmée par lettres patentes enregistrées à la cour des Comptes le 8.5.1748; il fait enregistrer ses armes à l’armorial de Provence, généralité de Forcalquier (f°35 n°26), qui sont parties d'Eyroux avec celles de sa mère. Il achète la charge de lieutenant particulier en 1703 au sieur de Collongue, mais ne semble pas l’exercer. Il meurt le 31 octobre 1711. Il ép. pc du 17.6.1663 assisté de Jean d’Isoard sieur de Fontienne, son oncle, de Charles de Castellane, son cousin germain, de Me Jean d’Allemand sieur de Lange, lieutenant principal au siège de Forcalquier, son allié, et de Gaspard et Laurent de Pontevès, ses oncles maternels, Isabeau de LAUTHIER fille d’Honoré, notaire royal de Saint-Martin de Castillon, et d’Anne de BARBEIRAC, assistée de Me Louis du Teil conseiller et avocat du roi au siège de Forcalquier, son oncle. Elle teste le 24 septembre 1726 et meurt le 30 mai 1728 âgée de 85 ans. D’où :

1) Elisabeth d'EYROUX de PONTEVES née à Forcalquier le 21 février 1666, décédée le 13 septembre 1696, épouse pc du 19.6.1679, assistée d'Elisabeth de Pontevès son ayeule paternelle, et d'Honorade d'Eyroux veuve d'Antoine-René de Roux seigneur de la Rochette et de Sigottier, sa tante, Etienne Joseph de PELISSIER sieur des Granges, fils de Claude, avocat à la cour, et de feue Elisabeth de MASSE, assisté de Vincent de Pelissier avocat à la cour, son ayeul paternel, et de François de Massé seigneur de Rustrel, son ayeul maternel.
2) Jean-Joseph d’EYROUX de PONTEVES baptisé à Simiane le 6 mai 1668 inhumé le 8 avril 1678.
3) Louis qui suit,
4) Jean-François Hector d’EYROUX de PONTEVES baptisé à Simiane le 1er février 1673, mort jeune.
5) Jean-François Hector d’EYROUX de PONTEVES baptisé à Simiane le 1er février 1675, mort jeune.
6) François d’EYROUX de PONTEVES baptisé à Simiane le 18 avril 1680, officier au régiment de Piémont infanterie, s'établit à Manosque, épouse le 7 février 1714 à Saint-Sauveur de Manosque, Jeanne de VACHIER fille de feu Jean, marchand bourgeois de Manosque, puis conseiller du roi, et de Jeanne de GIRAUDON; d'où :

Joseph Louis d'EYROUX de PONTEVES écuyer de Manosque, décédé après 1752, épouse N. de LAUGIER, de Manosque.

Jean-Joseph Gaspard auteur d'un rameau.

VII - Louis d’EYROUX de PONTEVES avocat en parlement, seigneur de Gévaudan, la Routte et autres lieux, gouverneur de Forcalquier, né en 1666, décédé le 2 juillet 1741, ép. 1) pc du 11.8.1696 Jeanne de MERY fille de noble Joseph, comte palatin, docteur en droit, avocat au parlement de Provence, de Bonnieux. Elle meurt peu après ses couches le 13 juin 1697. 2) pc du 19.7.1700 Thérèse de GRIMALDI REGUSSE fille de Gaspard, chevalier, marquis de Régusse, président à mortier au parlement de Provence, et de Charlotte de CASTILLON de BEYNES, assistée de Joseph de Thibaud de Tisati conseiller au parlement, de Charles de Grimaldy marquis de Régusse, et de messire de Forbin de la Barben, chanoine de l’église métropolitaine Saint-Sauveur, d’Aix. Elle fait un dernier testament le 1er mai 1740 et meurt le 10 mars 1741 à l’âge de 60 ans. D’où :

1) du premier mariage : Jean-Joseph d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 7 mai 1697 mort peu après.
2) du second mariage vinrent 17 enfants tous baptisés à Simiane : Jean Joseph d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 20 juin 1701, mort jeune.
3) Anne Marie d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 22 août 1702, morte jeune.
4) Anne d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 27 juillet 1703 religieuse au couvent de Sainte-Ursule à Apt.
5) Jean-Joseph-Etienne d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 2 août 1704, chanoine sacristain de la cathédrale de Senez.
6) Louis Joachim d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 21 mars 1706.
7) Elisabeth d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 16 mars, décédée le 25 janvier 1708.
8) Marie Thérèse d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 1er septembre 1708.
9) Marie Elisabeth d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 18 novembre 1709.
10) Jean-François d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 5 juillet 1711, avocat du roi à Forcalquier, teste le 1er janvier 1748 et meurt peu après.
11) Hélène d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 11 août 1712, décédée le 16 juin 1724.
12) Jean-Baptiste (Alexis) d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 30 avril 1715, capitaine au régiment de Bourbonnais, tué en 1744 au siège d’Ypres.
13) Jean-Baptiste (Alexis) d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 30 avril 1715, capitaine au régiment de Bourbonnais, tué en 1744 au siège d’Ypres.
14) Marie-Anne d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 23 mars 1717, abbesse de Sainte-Claire de Manosque, puis la fermeture de cette maison en 1747, se retire aux Ursulines à Riez, décédée chez son neveu à Aix, en 1803.
15) Jeanne d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 4 juillet 1718, religieuse.
16) arguerite d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 17 janvier 1720.
17) Marie-Anne-Claire-Baptistine d’EYROUX de PONTEVES baptisée le 31 juillet 1721.
18) Jean-Joseph d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 26 avril 1723, mort jeune.

VIII - Joseph Jean Gaspard Eugène d’EYROUX de PONTEVES GEVAUDAN né le 4 janvier 1714 à Simiane, fut capitaine et commandant de bataillon dans le régiment d'Arenberg au service de l'empereur d'Allemagne, teste en 1790 en faveur de son cousin Pierre Balthasar d'Eyroux, et décède le 5 février 1791. Il eut une liaison avec Anne Marguerite ESTELLE et leur descendance fut reconnue en dépit de nombreux procès. D'où :

IX - Félix Tristan RUFFI né à Aix, décédé le 8 juillet 1823, marié à Anne LEBLANC de BISONNE d'où est issue la postérité actuelle.

***

Rameau

VII – Jean Joseph Gaspard d’EYROUX de PONTEVES baptisé le 27 juin 1683 à Simiane (fils puîné de Jean, et d'Isabeau de Lauthier), émancipé en 1708, avocat au parlement, seigneur de Gévaudan, la Routte et autres lieux, succède à son père comme lieutenant général criminel au siège de Forcalquier, pourvu par lettres du 8.5.1712, exerce jusqu’à sa mort arrivée le 8 octobre 1755, après avoir testé le 15 avril précédent ; épouse le 14 novembre 1712 Anne Madeleine d’EYMAR fille de Lange, et de Claire VIAL, de Forcalquier. Elle teste le 1er septembre 1774 et meurt le 28 août 1777 à l’âge de 89 ans. D’où douze enfants:

1) Elisabeth d’EYROUX de PONTEVES
2) Claire d’EYROUX de PONTEVES née en 1714 à Simiane, épouse le 11 septembre 1741 Gaspard Victor de FAUQUE de JONQUIERES fils de noble Jacques Philippe écuyer, et de Marie de FAUQUE de ROUSSILLON ; elle est dotée de 9.000 livres.
3) Thérèse d’EYROUX de PONTEVES
4) Marie d’EYROUX de PONTEVES
5) Jean-Joseph Lange Gaspard d’EYROUX de PONTEVES
6) Louis Joseph François d’EYROUX de PONTEVES
7) Ursule (Françoise) d’EYROUX de PONTEVES religieuse au couvent de la Visitation de Forcalquier, revient à Simiane et y meurt le 1er avril 1809.
8) Pierre Balthasar (François Xavier) qui suit,
9) Anne d’EYROUX de PONTEVES habite Marseille et teste le 4 juin 1787.
10) Joseph Louis Ferréol d’EYROUX de PONTEVES
11) Madeleine d’EYROUX de PONTEVES décédée sans alliance le 24 mai 1821.
12) Lange François Ferréol d’EYROUX de PONTEVES officier au régiment d’Enghien, teste à l’île d’Oléron le 20 octobre 1779.

VIII - Pierre Balthazar d'EYROUX de PONTEVES baptisé le 28 mai 1726 à Simiane, émancipé en 1754, vend ses biens de Simiane, épouse le 7 mai 1754 à Marseille, église Saint-Martin, Victoire CAMOIN de la FOURBINE fille de Jean, négociant, et de Jeanne NICOLAS. D’où:

1) Jean François Marie Alexandre qui suit,
2) Claire d’EYROUX de PONTEVES épouse N. FAGE homme de loi d’Apt.

IX - François Marie Alexandre d'EYROUX de PONTEVES GEVAUDAN baptisé le 14 mars 1762 à Simiane, capitaine de vaisseaux du roi, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, né à Simiane le 14.3.1762, émigre, prend du service après la révolution et meurt à Apt le 28.3.1839, sans enfant de son mariage avec Benoîte Claudine Olympe GERBOLET de CHATELLARD, née à Champier (Isère) en 1783, décédée à Apt le 4 avril 1858, fille de Joseph et de Marie-Antoinette de LA VILLARDIERE.

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Jean de Pontevès

Le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, était à la tête des catholiques les « Carcistes » ou « Marabouts », nom qui signifiait « cruels et sauvages ». Il combattit contre les Razats du maréchal de Retz qui s'appuyaient sur les seigneurs d'Oppède, d'Oraison et d’Allemagne. Les deux camps ravagèrent la Provence, brûlant, violant et perpétrant autres cruautés. Le Parlement condamna d'abord la conduite des carcistes et permit de « courir sur eux et de les tailler en pièces ». À cet ordre, une partie de la Provence prit les armes et, en peu de jours, soixante-six carcistes périrent devant Cuers, quatre cents furent sabrés à Cabasse et autant trouvèrent la mort devant Lorgues. Toute la garnison du château de Trans fut passée au fil de l'épée et Carcès ne dut son salut qu'à l'arrivée en Provence de Catherine de Médicis.

Par lettres patentes du mois de mars 1571, la seigneurie de Carcès fut érigée en comté, avec remises des terres de Cotignac, Flassans, Porquerolles, Château-Neuf, Buoux, La Molle, Tavernes, Brue-Aurillac, Artignosc, Tourtour, et avec pouvoir d'établir une lieutenance au siège de ce comté pour juger les premières appellations ressortissant au parlement d'Aix : siège qui fut établi le 22 novembre 1573. Ces faveurs furent accordées par le roi Charles IX à Jean V de Pontevès, pour le récompenser des services qu'il lui avait rendus pendant les guerres de religion.

En 1574 (quatrième guerre de religion), il lève des troupes à Barjols pour contrecarrer l’action des Politiques alliés aux protestants. Ils sont rapidement arrêtés, et condamnés.

En 1575 (cinquième guerre de religion), il reprend les places prises par les protestants une à une.

Il se retire à Salon, laissant à son neveu le soin de continuer la lutte.